Résilience : rester droit quand le jeu se durcit
- Guillaume Levilly
- 18 déc. 2025
- 2 min de lecture
Résilience : rester droit quand le jeu se durcit
Entreprendre, ce n’est pas aligner des victoires.C’est surtout apprendre à encaisser sans se désintégrer.
Il y a les deals non gagnés.Il y a les clients qui testent, qui tirent sur la corde émotionnelle pendant une négociation, qui cherchent parfois plus à prendre qu’à construire.Il y a les attaques, directes ou déguisées, sur la marque, sur le positionnement, sur la légitimité.
Et il y a ce moment précis, toujours le même, où une décision s’impose :👉 réagir avec l’émotion… ou protéger la vision.
Apprendre à gérer l’émotion (sans la nier)
Avec le temps, j’ai compris une chose simple :dans certaines négociations, l’émotion est utilisée comme un levier.Pression, culpabilisation, urgence artificielle, comparaisons biaisées.
La seule réponse efficace, c’est la distance.Pas le cynisme.Pas la froideur.Mais la clarté.
Quand une attaque vise la marque, ce n’est jamais personnel.Même si ça touche quelque chose de profondément intime.👉 Se protéger, c’est se rappeler que la marque doit durer plus longtemps que l’ego.
Accepter de perdre des deals… même face à son concurrent principal
Perdre un deal important, surtout face à son concurrent direct, pique toujours.L’ego prend un coup.La vision vacille une seconde.
Mais refuser cette réalité, c’est s’épuiser.L’accepter, c’est libérateur.
Chaque deal perdu est une information.Sur le marché.Sur le timing.Sur le positionnement.Parfois même sur ce que l’on ne veut pas devenir pour gagner.
👉 Accepter, ce n’est pas renoncer.C’est rester mobile.
Ne pas avoir froid aux yeux : aller chercher ailleurs
Le marché ne se résume jamais à un seul client, un seul groupe, un seul réseau.Quand une porte se ferme, deux options existent :
ruminer
ou avancer
Choisir d’avancer, c’est décider d’aller chercher d’autres deals, d’autres partenaires, d’autres terrains de jeu.C’est continuer à croire :
en la marque
au marché
aux clients qui comprennent réellement la proposition
La confiance ne vient pas de l’unanimité.Elle vient de la cohérence.
Faire grandir une marque, c’est faire des choix
Développer une marque, c’est renoncer.Renoncer à plaire à tout le monde.Renoncer à certaines opportunités court terme.Renoncer parfois à des réseaux qui ne sont pas alignés.
Les réseaux de distribution, comme les gammes produits, sont des filtres.Ils imposent une réflexion stratégique permanente :
où aller
pourquoi
avec qui
et à quel prix
Cela entraîne naturellement des questions sur l’évolution de la gamme, sur ses extensions, sur ses limites.Ce n’est pas une faiblesse.C’est un signe de maturité.
Penser “out of the box” pour ne pas s’enfermer
Le risque, quand une marque commence à exister, c’est de vouloir la figer.De la protéger au point de l’enfermer.
Penser plus grand, ce n’est pas se disperser.C’est refuser de rester prisonnier d’un modèle, d’un format ou d’un cadre temporel.
👉 La résilience, ce n’est pas tenir bon en serrant les dents.👉 C’est rester en mouvement, même quand le terrain devient instable.
Conclusion
Construire une marque, c’est un exercice d’équilibriste permanent :entre ambition et lucidité,entre émotion et stratégie,entre fidélité à sa vision et capacité d’adaptation.
La résilience n’est pas spectaculaire.Elle est silencieuse.Mais c’est elle qui fait durer les projets qui comptent vraiment.




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